Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

28/12/2011

ENTRE DEUX TOURS

 

nouvel-an-2012-calendrier-numeros_532882.jpg

Cest le moment des reflexions...après les agapes, les rencontres familiales,plus ou moins réussies;les arbres scintillants,les cadeaux, et les porte-monnaie vides, faut encore s'y remettre avant d'attaquer les choses sérieuses : d'abord le nouvel an 2012 , unne année pleine de promesses, d'illusions;de  divination,ça me serre le coeur dre savoir qu'on va encore dans la joie pétillante des bouchons de champagne se souhaiter UNE BONNE ANNEE ( et surtout une bonne santé comme on dit car il faudra se débrouiller avec moins de sécu)  nous savons que plus que jamais nous allons devoir décider, tirer le diable par la queue,  eliminer laclasse moyenne pour devenir "le peuple d'en bas " comme disait ce" cher RAFFARIN, continuer les restos du coeur avec la bénédiction de notre président qui vient de les découvrir après le Fouqu'ets. BONNE ANNEE 2012

POURTANT JE VOUS SOUHAITE DE TOUT COEUR DE TROUVER CETTE ANNEE LE MEILLEUR DE VOUS MEME  ET LE PARTAGE, JE VOUS SOUHAITE TOUT SIMPLEMENT D'ETRE HEUREUX QUAND MEME.

19/12/2011

NOEL NOEL OUBLIONS LA CRISE

Oublions la crise,oublions les guerres trève de noel,recherchons la  solidarité oublions le triple A

NOEL EN ROUGE ET NOIRPhoto 004.jpg

NOEL EN

 ROUGE ET NOIR Décembre 2011

( que personnellement je n'arrive pas à comprendre et à encaisser)oublions pour un moment les querelles si elles existent, en cette période de froid de solitude pour beaucoup d'entre nous,regardons nous avec bienveillance, nous sommes tous embarqués sur la même planète, plus que jamais cette période devrait refouler notre égoîsme, nos rancoeurs, ne soyons pas charitables mais SOLIDAIRES.

Je ne vous dis pas JOYEUX NOEL SAUF pour nos petits pour qu'ils s'émerveillent toujours, je vous dis en cette période de trève :recherchons la paix,la famille et la tendresse partout où nous serons.

18/12/2011

achetons français...mangeons bio...et turlututu

coucou le lion.JPG

Nouvelle ritournelle enfin pas très nouvelle mais A LA UNE A CE JOUR, ce matin j'ai fait un tour au marché, je suis rentrée sur les rotules à force de consulter les étiquettes; alors que jusqu'ici on délocalisait à tour de bras en faisant fabriquer made  in tout sauf la France,voila qu'on se réveille, Non mais des fois. Pour acheter français il faudrait produire français,revoir toutes les normes européennes car c'est plutôt acheter européen qu'il faudrait dire au milieu des convulsions de cette Europe des marchés...Je suis une bonne citoyenne je veux bien acheter français si le système le permet, or le système ne le permet pas et on  nous gave de bonne paroles

J'ai quand même une petite idée qui pourrait convenir pour cette Europe qui cherche partout ses euros : si on payait les salariés selon les bases françaises ou européenne avec les même droits sociaux ce serait plus simple mais non, pour quoi faire" simple quand on peut faire compliqué et quelle économie de belles paroles, de voeux pieux de frais électoraux payés par nos impots ou des valises occultes qu'il faut ensuite dédommager.

Non  il vaut mieux nous jeter encore et encore de la poudre au yeux , gigoter sans espoir au sein  d'une Europe désabusée et en fin de compte remettre en place ce qui existe déjà.

Vive Monsanto mais mangeons bio, achetons français en fabriquant en chine.

06/12/2011

AH, C'EST BEN VRAI CA !

DSCliftingN1681.JPG

LIFTING  80X60 ANNEE 2003

 

VIEILLIR selon Bernard Pivot

Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie

 

Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.

Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.

Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus!

Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? -- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. – Parce que j’ai les cheveux blancs? – Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-- Je parais beaucoup beaucoup plus âgé que vous? –Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors? – Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 enla majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge? Non, Mozart.