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11/11/2009

LA DER DES DER

en parcourant les blogs; j'ai trouvé ce poème d'un enfant dont le papa n'est pas revenu

Publié : 13 février
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Poésie : 11 novembre 1918

Alain Taurinya, n’avait qu’un an lorsque son père tomba sur le champ de bataille. Il nous rapporte ses souvenirs d’enfant en ce 11 novembre 1918 alors que Vinça fêtait ce grand jour…

A mon frère Armand, à la mémoire de notre mère, veuve de guerre à 31 ans.

LE 11 NOVEMBRE 1918

Mon premier souvenir remonte à ce grand jour

Quand, gamin de quatre ans qui n’avait plus de père,

Je suis sorti, donnant la main à mon grand frère,

Attirés tous les deux par le son du tambour ;

Mais dehors le vacarme était tel dans le bourg

Que nous sommes restés sous la porte cochère :

Des cris et des flonflons de marche militaire,

Et les cloches soudain, au sommet de la tour,

A tous les vents carillonnant la délivrance ;

Puis la foule a surgi derrière des drapeaux,

Des femmes, des enfants, des vieux, des jouvenceaux,

Hurlant : « La guerre, c’est fini ! Vive la France ! »...

Lors, nous sommes rentrés pour voir notre maman

Tendre vers nous ses bras, dans l’ombre, en sanglotant...

Alain TAURINYA

l 'inconnu.jpgdessin de Nicos Lygeros encre de chine noire, jaune rouge : L'INCONNU

Commentaires

C'est un très émouvant poème témoignage que tu nous fais découvrir Ginette

Écrit par : ulysse | 12/11/2009

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